04 avril 2009
Rennes
Nous sommes ce matin tous deux perdus dans Rennes
Trou noir d'identité qui mange ses enfants
J'amuse les passants, les pieds dans la Vilaine
Je me languis de toi et souffle avec le vent.
Ville où les solitaires en grand fracas se trouvent
Pour jouir ensemble au soir plus follement qu'ailleurs
Qu'ils sont longs tes matins, vois les plaies qui éprouvent
La flamme de ma peau qui tristement se meurt!
Je sais que ce matin tu es perdue dans Rennes
Je sais même où tu es mais n'ose t'approcher
Mais toi t'amuses-tu de quelque doux péché?
Sortiras-tu de l'eau en absurde sirène?
Je ne vis plus sans toi car Rennes m'a vidé
Et je ne serai plus bientôt qu'un gadidé.